30.09.2008

L'ivresse

le labbra e il vino.jpg

Midi le juste composait de milles messes

Fufu buvant goutte à goutte le vin du souvenir

Paresse dominicale, et le soupir du désir

Seuls compagnons de sa solitaire ivresse

 

« Peu importe ce flacon, ducon ! », lança-t-il,

Savourant ce vers. « Pourvu qu’on ait la bougresse ! »

De ton cou satiné flamboyante déesse !

Une lampée saurait suffire à son idylle

 

Son flot, caresse venimeuse, point ne tarie

Et les senteurs des toiles tièdes martèlent

Son cœur pourpré d’un battement d’aile.

 

Par la plume et le sang, s’évertue ainsi

Le poète. Hermès au pied léger lui proscrit

Les mécènes et les douces paroles amies.

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