03.11.2008
La Bataille d'Onani
SCENE 4
Onani, Nymphonia.
NYMPHONIA, saisissant la main d'Onani.
Maintenant, foutons vite.
ONANI, la repoussant avec une douceur grave.
Il vous plaît, mon amie,
De dévorer d’envie ce membre raffermi,
De n'y point renoncer, et de vouloir toujours
Jusqu'au fond, jusqu'au bout, épouser son contour.
C'est un goulu dessein, digne d'une pucelle !
Mais, tu le vois, mon dieu, pour tant accepter d'elle,
Pour la besogner, sans honte encor, sans regrets,
Il n'est plus temps! Je vois ma perte de trop près!
NYMPHONIA.
Que dites-vous?
ONANI.
Ce roide chibre dont je bravais la face,
Va me punir d'avoir osé lui faire grâce.
Il luit ; déjà peut-être est-il tout déployé;
Il excite mes sens, ce diable patiné,
Mon humeur, mes boyaux...
NYMPHONIA.
Onani! Dieu! Je tremble!
Eh bien! Tâtons-nous donc alors, jouissons ensemble!
ONANI.
Ensemble! Non, non ; l'heure en est passée! Hélas!
Nymphonia, à mes yeux quand tu te révélas,
Bonne, daignant m'astiquer d'un amour secouable,
J'eus bien pu t’offrir, moi, pauvre misérable,
Ma montagne, mon torrent ; -ta dextérité
M'enhardirait, - mais mon chêne fuit la pitié
Du lit frais et touffu que ta forêt me donne ;
Car t'offrir la moitié de cette obole, Pardonne !
Nymphonia, le braquemart, - c'est à moi seul!
NYMPHONIA.
Pourtant
Vous me l'aviez promis!
ONANI, tombant à ses genoux.
Ange! Ah! Dans cet instant
Où le rut vient peut-être, et s’accroît dans l'ombre
Une soliste issue pour un destin bien sombre,
Mire donc ce dard, hardi, jouxtant mon flanc ;
Cet ermite se dérobe à tes ruisseaux sanglants !
Si couarde que soit l’issue qui s'abat sur mon vit,
Je suis un homme heureux, je veux que l’on m'envie!
NYMPHONIA
Souffre que je te suive.
ONANI.
Ah! Ce serait un crime
Que de vouloir, avec moi, tutoyer la cime !
Laissez-moi donc jouer du cordon de Saint François !
Faire cracher le cyclope et polir le chinois ;
J’ai de l’amour propre à me brûler un cierge
M’encaustiquer le paf et me polir la verge !
Et toi, prétentieuse, sur ton autel sanctifié
Tu te verrais bien m’agacer le sous-préfet ?!
Ah Dieu ! S’en est trop pour moi, ou trop peu encore ;
Il me revient seul de changer ce plomb en or
Ah Paracelse ! Tu savais ô toi combien
Te polir l’alambic te faisait du bien !
Et les grecs antiques, se chatouillant l’hibiscus
N’honoraient-ils pas par là-même le divin Bacchus ?
Je me réserve l’apanage de me toucher
La joie, l’honneur d’épouser la Veuve poignet
Pire ! Je ferai un récital de mes joyeuses
Tout en me pignolant dans les vareuses !
La bite au vent, ce concerto viv’ l’empereur
Me rendra sourd, comme Beethoven le jouisseur
Et je donnerai Saragosse, ou pis encore
Je me lustrerai le Nabuchodonozor.
Laisses-moi donc en paix avec mon priape
Car si tu m’aimes vraiment, il faut que je t’échappe
NYMPHONIA
Non, je te suis, je veux ma part de ton glaïeul!
Je m'attache à ton mât.
ONANI
Oh! Laisse-moi jouir seul.
NYMPHONIA, au désespoir, Onani sur le seuil de la porte.
Onani ! Tu me fuis. — Ainsi donc, insensée,
Avoir donné son cul et se voir repoussée!
Et n'avoir, après tant d'amour et d'appétit,
Pas même le bonheur de manier ton outil!
ONANI, hésitant.
Il est honni, il est grotesque ! Je suis funeste!
NYMPHONIA
Ah! Vous êtes ingrat!
ONANI, revenant avec amour.
Eh bien! Non, non, je reste.
Tu le veux ; le voici. Viens! Oh viens comme cela!
Je fous et foutrai tant que tu le voudras!
Oublions-tout : foutons. Juches-toi sur mon dragster.
Il se place derrière elle, les bras déployés.
Les flammes de mes couillons inondent tes paupières :
Manie-moi! Lisse-moi!... n'est-ce pas qu'il est doux
D'aimer et de pouvoir culbuter à genoux?
D'être deux? D'être seuls? Et que c'est douce chose
De calisser le con, la nuit quand tout repose?
Oh! Laisse-moi venir et baver sur ton sein,
Nymphonia! Mon amour!... ma potelée!...
16:17 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaires
Je retire ce que j'ai dit, ça marche désormais. (Joie intense !)
Ecrit par : Thomas | 28.01.2009
Ah ça c'est de l'onanie comme j'aime! ^^ foutrement bon, merci
Ecrit par : Alexis | 14.03.2009
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