30.09.2008
Vespérale volupté

L’Azur se dévoile à ton regard parfumé
Oh muse ! Il enivre ton rire sonore
Qui retentit soudain venu le septuor
Tout empreint d’une vespérale volupté
Quelle céleste symphonie galactique
Que les bolides fendant la voûte sans fin !
La sirène trace le Rêve de ses mains
Ardentes ! Ils s’échappent dans des fuites oniriques
Et parfois, elle abandonne son rivage
Et s’en va tutoyer la cime des nuages
Mais toujours en son coeur le souvenir marin
Tambourine ! Elle vêt un manteau aérien
Et s’envole vers le jardin des délices
Dédaignant pour un temps le royaume des vices
12:03 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Orphée

Au milieu des antiques colonnes moirées
Où Bacchantes et satyres aiment à humer
Les subtils parfums du marbre taillé
Un divin hymne tu joues sur ta lyre, Orphée !
Envolez-vous fragrances ! Et vibrent les rêves !
Lorsque tes doigts câlinent les cordes nacrées
Phoebus observe une pause dans sa course effrénée
Et darde chaudement la musicale sève
Ivre les sens ! Libres essences ! Bel Orphée !
Lys, myrrhe et benjoin parmi tes boucles miellées
S’épanchent, Cascades, au rythme de ton chant !
La giboyeuse contrée d’un sourire ardent
Tu ceins, et se pâme sous tes habiles mains
Qui caressent l’Amour – dompté en son blanc sein
11:37 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.09.2008
Il est certains priapes...

Il est certains priapes dont les précoces traits
Sont d'une ardeur pressée l’infâme vérité ;
La voix de la raison ne les saurait calmer.
Avant donc que de saillir, apprenez à bander.
Selon que notre hampe est plus ou moins dure,
L’apothéose la suit, ou moins nette, ou plus pure.
Ce qu'on apprête bien se dresse fièrement,
Et les caresses y contribuent passionnément.
Surtout qu'en vos ruades souvent oubliez
Dans vos plus grands excès de la dame se soucier.
En vain, peu vous importe le con délicieux,
Pourvu que vous empruntiez l’abîme souffreteux
Mon esprit n'admet point ce je-m’en-foutisme,
Ni d'un dard calotté l'orgueilleux altruisme.
Sans sa langue, en un mot, le fouteur le plus divin
Est toujours, quoi qu'il fasse, un amant vilain.
Emmerdez à loisir, quelque culs qui vous pressent,
Et ne jouissez point à une folle vitesse :
Un vit si rapide, et qui mollit subitement,
Est un bien pâle ami qui n’a rien d’excitant.
J'aime mieux un pinceau qui, sur la molle arène,
Dans un pré intérieur lentement se démène,
Qu’un colosse déchaîné qui, d'un trait coléreux,
Fout, sans se soucier, sur un terrain fangeux.
Maniez-vous prestement, et, sans perdre courage,
Vingt fois dans le verger remettez votre outrage
Polissez-le sans cesse et le repolissez ;
Foutez quelquefois, et souvent répétez. [...]
14:28 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Chants lubriques de Gaule ; Imitation des hormones d’Ovide
Je répandrai mon foutre au seuil du saint suaire !
Seigneur, dans ton fion veule je mettrai mon ciboire
Mes hosties te brûleront, et ton humble sphincter
Suintera plein d’émoi, impatient de me boire
Dans quels boyaux culiers ma hampe s’est foutue !
Je bourrais mes compagnes avec mon mangonneau
Et de tant de moiteurs mon phallus s’est repu
La dame est devant moi, comme chez les bonobos
Pour mon fier chibre ce psaume est une fête
Je te monte, Seigneur, ton Christ bafoué
Le voilà, me dis-je : odieu, je l’ai troussé
Et Rocco en passant a ouvert sa braguette
Et lancé sa purée
Seigneur bandez votre arc ; levez vous, baisez-moi !
Remplissez mon carquois de vos flèches branlantes
Que des hauteurs du ciel vos foudres débordantes
Percent la voûte d’or et s’abandonnent en moi

11:35 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Les Cons répondants

La luxure est un temple où l’ondoyant clergé
Laissent parfois entrevoir d’étranges oboles ;
Le vin y saigne au cœur de la chair folle
Qui souille l’hostie sacrée du sceau du pêcher.
Comme ces pervers ébats du Malin qui abondent
Dans un salace et grotesque projet,
Vils comme le lucre et l’acte consommé
La sueur, le foutre, le sang sont des nectars immondes
Il est des plaisirs nobles comme des parfums ardents
Sucrés comme la myrrhe, tendres comme les symphonies
- Et d’autres, ternes, débiles et malodorants
Ayant l’érection des faibles d’esprit
Comme le caprice, l’orgie, le stupre, la décadence
Qui dépouillent l’érotisme de sa pure essence
11:11 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note